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LES INDIENS
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 11:22

Modifié le dimanche 31 mai 2009 15:01

Une petite partie de leur histoire...

Leur histoire aurait commencé quelques 40.000 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb.
C'est à cette époque que venant d'Asie, ils se seraient installés en Amérique. Un pont de glace relie alors la Sibérie à l'Alaska. Tout en poursuivant des troupeaux de mammouths, des groupes de chasseurs nomades sont passés sans le savoir de l'Asie en Amérique. Au fil des millénaires, les Indiens s'installent partout du Nord au Sud.

Une deuxième vague venant de Sibérie occupent les déserts glacés de l'Arctique, il y a 3000 ans. Ce sont les Inuits. Les peuples indiens s'adaptent aux milieux naturels les plus difficiles. Des grandes plaines de l'Ouest en passant par l'immense forêt amazonienne jusqu'à la terre de feu, ils créent des civilisations extrêmement différentes.

Avant l'arrivée des Blancs, on estime que 7 à 8 millions d'indiens occupaient l'Amérique du Nord. Tous les vestiges archéologiques retrouvés ici et là, dans les vestiges, attestent de l'ancienneté de l'occupation du continent. Ici comme sur d'autres continents, on retrouve les mêmes signes de l'évolution de l'homme comme par exemple le façonnage de récipients , les peintures rupestres représentant les scènes de la vie quotidienne, l'expression par signes chez les peuples qui n' écrivaient pas ou bien encore les outils primitifs, mis à la disposition par la nature ( pierre, os , bois taillés). Et puis, au fil du temps les techniques ont évolué comme nous le montre dans certaines régions les habitats collectifs très poussés à plusieurs étapes.

Les premiers Américains du Nord, les Indiens étaient et restent encore aujourd'hui des chasseurs comme les Cree du Canada. Autrefois, le caribou, l'élan, l'ours, le castor et aussi bien sûr le bison étaient traqués pour leur chair et leur peau. Il y a aussi la pêche qui fait vivre des populations entières, sur la côte Nord- Ouest où le saumon est abondant.

......

Lors de l'arrivée des premiers colons, les Indiens furent plutôt accueillant. Permettant à ces colons de s'installer sur une partie de leurs territoires. Les Indiens n'avaient pas la notion de la propriété terrienne. Cela n'avait aucun sens, pour eux, de vouloir acheter un morceau de terre. Puisqu'ils appelaient la Terre "Notre Mère Terre"; parce qu'elle était la Terre Nourricière. Celle qui faisait pousser la nourriture pour les animaux qui leurs servaient de nourriture; pousser les arbres qui leurs permettaient de se chauffer ainsi que de cuire leurs aliments; de construire leurs habitations; de fabriquer leurs arcs; qui permettait de récolter des baies, des glands (avec les quels ils faisaient de la farine )...
Vue l'arrivé de plus en plus massive de colons, les Indiens furent boutés hors de leurs terres et durent reculer devant l' ampleur de l' invasion. C'est de cette époque que date les premiers traités que les colons s'empressèrent, en général, de ne pas respecter. Vu cette situation, les Indiens se sentant spoliés, réagirent et c'est ainsi que débutèrent les premières "Guerres Indiennes".
Les colons devenus de plus en plus nombreux s' accaparèrent non seulement des terres indiennes mais décimèrent presque complètement les troupeaux de bisons affin de nourrir les nombreux travailleurs qui construisaient les voies ferrées et en organisant des chasses collectives dans le but d' exterminer le bison qui était la survie des Indiens. Plus de bisons donc plus d'Indiens. Ils les déplacèrent dans des "réserves" qui bien souvent était des endroits incultes, insalubres et pauvres en gibier. Lors de ces déplacements forcés, parfois extrêmement long, beaucoup d'Indiens n'y survécurent, périrent du froid, du manque de nourriture et d' hygiène. Dans ces "réserves" d'autres trouvèrent la mort par la famine entretenue par certains colons qui revendirent les denrées alimentaires ou lieu de les fournir aux Indiens ou leurs fournissant de la nourriture avariée qui pour ces colons était devenue invendable. Lors de ces "marches" les colons fournirent aussi aux Indiens des couvertures infectées par les microbes de la petite vérole et de la tuberculose ( fait connu de certaines autorités !!!) Les Indiens n'ayant pas le même système immunitaire, beaucoup succombèrent de ces maladies.
Quelques Indiens tentèrent de se révolter, mais furent rapidement mis à raison.
L' autre forme de génocide fut culturel. On imposa aux Indiens soit la religion catholique, soit la religion protestante. Les obligeant à renier leurs croyances ancestrales et leurs coutumes. Principalement en obligeant les enfants, dont certain furent retirés de leur milieu familial et de leur réserve, d' être "instruit" selon les concepts religieux en vigueur dans des établissements spécialisés s' apparentant plus à des maisons de redressement qu'a des pensionnats; de porter des vêtements de "civilisé", d'avoir les cheveux court et avec l'interdiction de parler leur langue tribale...
Le peuple blanc a décidé, le jour où il a posé son pied sur la terre d'Amérique, que cette terre lui appartenait quel que soit les gens qui l'occupaient. Dès la fin de la guerre de Sécession, l'inflation est en hausse, la population est en constante croissance, le pays est ruiné. L'armée, pressée par la population qui demande à ce que l'Ouest et ses richesses s'ouvrent à elle, est contrainte de réagir. Tous les prétextes sont choisis pour détruire systématiquement les villages indiens. Le problème des Indiens, c'est qu'ils sont un peuple et que l'où on trouve des guerriers, on trouve aussi des femmes et des enfants car ils ne voyagent jamais séparés. Ceci n'excuse bien sûr en rien la gravité des actes du gouvernement des États-Unis d'Amérique.

1864 Le massacre de Sand Creek :

Lorsqu'ils s'installèrent dans les Blacks Hills, les Cheyennes y trouvèrent déjà les Arapahoes avec lesquels ils s'entendirent. Leurs croyances étaient similaires. Ils s'allièrent souvent contre l'armée des Etats Unis. Ces deux tribus sont toujours unies.
Les Cheyennes faisaient beaucoup d'échange avec les blancs. Ils troquaient des fourrures, des chevaux et des mocassins contre de la nourriture, du tabac et des fusils. Avec l'arrivée massive de nouveaux colons, quelques incidents (rares toutefois) eurent lieu. Mais le massacre de Sand Creek aggrava la situation. Arapahoes, Cheyennes et Sioux s'allièrent et une guerre commença.
A la fin de la guerre contre les Blancs, les Cheyennes durent intégrer des réserves et leur nombre diminua. Ceux du Sud résident de nos jours en l'Oklahoma, ceux du Nord dans le Montana.
Le massacre eut lieu le 29 novembre 1864 et fut surnommé le "Massacre de Chivington". Avec l'arrivée massive de colons, des incidents apparurent et les officiers du Territoire du Colorado demandèrent aux Cheyennes et quelques Arapahoes de regagner les forts pour discuter d'un arrangement. Le chef Cheyenne Black Kettle se dirigea vers le Fort Lyon et établit son camp à une soixantaine de km de celui-ci, avec l'accord du Major du Fort. Le jour dit, le Colonel Chivington, qui était pour l'extermination des Indiens, se présenta au camp, venant du Fort. Alors que Black Kettle avait hissé le drapeau US et le drapeau blanc, le Colonnel, soutenu par 700 hommes de troupe, ordonna le massacre. Deux tiers des Indiens étaient des femmes et des enfants. 500 indiens furent massacrés et les soldats mutilèrent les corps de deux cents d'entre eux.
Il semblerait que les soldats de l'armée régulière qui accompagnait les volontaires n'aient pas participé au massacre, car, je cite, "c'était indigne de notre rang de soldat" (citation de Frederick A. Wilson, soldat). C'est le pire massacre jamais perpétré contre les Indiens.

1868 Le 7e de cavalerie de Custer massacre 103 hommes, femmes et enfants sur la rivière Washita. Par contre, peu de scalpes sont pris, car c'est une action commandée par Sheridan, Sherman et le parlement américain en représailles de l'année 1867. De plus, 800 chevaux sont abattus conformément aux ordres de Sheridan.

1870 Le massacre de la Marias : le colonel Baker, veut attaquer le camp de Montain Chief, un chef Pikuni qui a vainement défendu ses intérêts devant le général Sully. Mais Montain Chief déplace brusquement son camp et la tribu de Heavy Runner se met à sa place. Baker mis au courant par ce changement par son éclaireur Joe Kipp, décide de punir tout de même les Indiens quels qu'ils soient. Le camps est rasé et ses habitants massacrés. Baker est déclaré innocent par le gouvernement après que des plaintes avaient été déposées contre lui.

1890 les Danseurs de l'esprit, des Pieds-Noirs principalement, se retrouvent près de Wonded Knee pour la Danse des Esprits. L'armée a peur que ce mouvement déclenche une une révolte au sein des Indiens et envoie le 7e de cavalerie sous le commandant Forsyth mater cette "rébellion". Le régiment massacre ces innocents et met un terme brutal aux guerres indiennes.

A SUIVRE
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 11:37

Modifié le dimanche 21 octobre 2007 12:09

SUITE
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La plus grande victoire indienne, la Bataille de Little Big Horn. Elle opposait 2000 guerriers Sioux, Cheyennes et Arapahoes à 200 soldats. En voici les détails :

Le 21 juin 1876, le Général Terry ordonna à Custer de remonter la rivière Rosebud (Montana), à la recherche des Sioux.

Le 25 juin, à 8 heures, il repère un camp Indien dont ses éclaireurs lui signalent l'importance inhabituelle. Malgré leurs avertissements, et bien qu'il n'ait reçu qu'une mission d'observation, Custer décide d'attaquer.

Pour se faire, il divise son régiment en trois groupes.

Ce qui s'est passé :

Celui de Custer rencontre des Indiens en train de fuir. Il demande à Reno de les poursuivre. Réno franchit la Little Big Horn et se fait attaquer. Il se replie. Le 3ème groupe, celui de Benteen, vient au secours de Réno et lui apprend que Custer est tombé dans un piège et qu'il a besoin de renforts. Réno envoie un détachement mais celui-ci se fait attaquer et ne peut rejoindre Custer.

Ce qui était prévu :

Réno devait attaquer les Indiens et Custer les prendre à revers. Mais Custer a obliqué vers le nord, surprenant l'immense camp Indien. Custer décide d'attaquer, prenant soin d'envoyer un éclaireur vers Benteen sensé venir aussitôt en renfort.

La fin :

Custer passe la rivière mais fut bloquer par des Sioux qui la surveillaient. Il se replia sur une colline où il fit sonner le clairon pour que Benteen l'entende. A 16 heures, les 212 soldats du 7ème de cavalerie et Custer étaient tous morts, cependant que Réno et Benteen se battaient encore contre les Indiens.
Le lendemain après-midi, les Indiens mirent le feu à la prairie et abandonnèrent le terrain. Ce fut le lieutenant Bradley, à la tête des éclaireurs du Gal Terry, qui découvrit l'endroit où gisaient les soldats.

A la jonction de la Tongue et de la Rosebud, le 23 mai, Custer rejoint Terry et Gibbon sur le FarWest, un bateau fédéral. Le général Terry lui donne ses ordres : il devra rejoindre le général Crook au sud vers la rivière Little Big Horn tandis que lui et Gibbon arriveront par le nord et prendront le camp en tenaille. D'après le bureau des affaires indiennes de Washington, il y aurait cinq cent Indiens vers les Black Hills.

Mais pendant ce temps, les Sioux commandé par le sage Sitting Bull, ont reçu les renforts d'Indiens d'autres réserves, comme les Cheyennes, les Pieds Noirs , les Arikaras, les Hung Papas, les Santee et les Brûlés, avec des guerriers célèbres et valeureux comme Gall et Crazy Horse. Ces tribus se regroupent et s'apprêtent à recevoir les hommes blancs.Ils ne sont plus cinq cents, mais près de quinze mille avec trois à cinq mille guerriers.

Alors que Custer part du camp de Terry tout en ayant refusé des canons et des troupes en renfort, Sitting Bull fait la danse du soleil. Après s'être fait arracher 50 morceaux de chair, il reçoit une vision de soldats tombant du ciel et d'une voix qui lui dit : " il n'ont pas d'oreilles, je te les donne". Sitting Bull comprend qu'il y aura bataille entre les Lakotas et l'homme blanc et que la victoire sera pour eux.

A la jonction de la Tongue et de la Rosebud, le 23 mai, Custer rejoint Terry et Gibbon sur le FarWest, un bateau fédéral. Le général Terry lui donne ses ordres : il devra rejoindre le général Crook au sud vers la rivière Little Big Horn tandis que lui et Gibbon arriveront par le nord et prendront le camp en tenaille. D'après le bureau des affaires indiennes de Washington, il y aurait cinq cent Indiens vers les Black Hills.

Mais pendant ce temps, les Sioux commandé par le sage Sitting Bull, ont reçu les renforts d'Indiens d'autres réserves, comme les Cheyennes, les Pieds Noirs , les Arikaras, les Hung Papas, les Santee et les Brûlés, avec des guerriers célèbres et valeureux comme Gall et Crazy Horse. Ces tribus se regroupent et s'apprêtent à recevoir les hommes blancs.Ils ne sont plus cinq cents, mais près de quinze mille avec trois à cinq mille guerriers.

Alors que Custer part du camp de Terry tout en ayant refusé des canons et des troupes en renfort, Sitting Bull fait la danse du soleil. Après s'être fait arracher 50 morceaux de chair, il reçoit une vision de soldats tombant du ciel et d'une voix qui lui dit : " il n'ont pas d'oreilles, je te les donne". Sitting Bull comprend qu'il y aura bataille entre les Lakotas et l'homme blanc et que la victoire sera pour eux.

Il engage les hostilités contre le général Crook et ses troupes alors que ceux-ci venaient de se remettre en route. C'est la bataille de la Rosebud. Surpris et souffrant de beaucoup de pertes, Crook se replie vers son camp. Il néglige d'informer Custer du caractère offensif et du nombre élevé d'Indiens. Mais à sa décharge, les informations avaient de la peine à circuler lors des campagnes indiennes. Custer, n'étant donc pas au courant de la retraite de son collègue, continue son chemin. Le 24 juin, il arrive à la Little Big Horn. Mitch Bouyer, le traducteur, ressent de la tension dans les paroles échangées entre les éclaireurs Indiens. Ils viennent de voir le site de la danse du soleil de Sitting Bull et comprennent la gravité de cette danse.

Custer place le camp et veut attendre Gibbon qui arrivera le 27 juin, et Crook qui devait arriver le lendemain. A ce moment-là de la campagne, il ignore toujours combien d'Indiens il a devant lui. Mais un incident lui fait changer d'avis : la boîte de biscuits de la compagnie C, perdue durant le trajet, a été découverte par des Sioux et les fédéraux qui devaient aller la chercher ont échangé des coups de feu avec les hostiles. Custer décide alors d'attaquer le 25 juin, de peur que les Indiens s'enfuient et que la campagne se termine comme celle d'Hancock. Il ne sait pas qu'ils sont vingt fois supérieurs à eux.

Il divise ses troupes en trois colonnes :

La première colonne sera la sienne et sera composée de cinq compagnies E, B, F, C, et I progressera sur la rive droite.

La deuxième colonne, dirigée par le trop prudent Major Reno avec les compagnies A, G, et M.

La troisième colonne, dirigée par le capitaine Beenten, qui hait jusqu'au font des tripes Custer, marchera "au son du canon" avec les compagnies D, H, et K.

Ainsi fut fait. Reno arriva bientôt près du camp et fut attaqué par des milliers d'Indiens dirigés par Crazy Horse et Red Cloud. Submergé, Reno donne l'ordre de former le hérisson quand il reçoit la cervelle d'un éclaireur indien, Bloody Knife, à la figure. Brusquement téméraire, le major Reno ordonne la retraite et repasse la Little Big Horn en amont. Les Indiens ne font pas de prisonniers. Ils massacrent un à un chaque soldat resté sur le champ de bataille, le scalpent vif puis le mutile au point que le cadavre soit nu. Avec 50% de pertes, Reno se replie sur une colline. Les éclaireurs Indiens abandonnent les soldats et rejoignent leurs frères. Les armes des cavaliers ne tirent qu'un coup de feu à la fois alors que les Indiens ont des fusils à sept coups. C'est un massacre, mais Reno tient bon.

Pendant ce temps, Custer est en vue de la face nord du village indien. Croyant être en face du plus gros du village ennemi (en fait, le village s'étalait sur cinq kilomètres et Custer n'en avait vu qu'une infime partie), il envoie un messager, Daniel Kanipe, pour avertir Benteen qu'il est en vue du village. En effet, de sa position, il peut voir les hommes de Reno se battre avec acharnement et les Indiens momentanément stoppés, alors que dans le village la panique règne. Tout le monde à ce moment-là est sûr de la victoire. Dans le même temps, Custer envoie un deuxième messager, John Martin (de son vrai nom Giovanni Martini) avec le célèbre message rédigé par son adjudant Cooke :

Benteen, gros Village. Soyez rapide. Apportez les munitions W.W. Cooke. P.S. Apportez les munitions

La retraite de Reno permet aux Indiens de réunir toutes leurs forces contre Custer. Ce dernier traverse la Medicine Tail et arrive en vue du village C'est le choc. Au lieu de quelques tipis, il en voit des milliers de tepees. . Jamais il n'avait pensé trouver un tel camp. A cet instant, des milliers d'Indiens débouchent de tous les côtés. C'est la panique. Custer fait retraite vers la colline qui s'appelle aujourd'hui Custer Hill, au nord-ouest du camp Indien. Poursuivis par les "hostiles Les Indiens se cachent dans les hautes herbes, les imperfections du sol et tirent à vue.

Kanipe avertit Benteen que les Indiens, comme il l'a constaté quand il était auprès de Custer, étaient en fuite. Puis Giorgio Martini arrive vers eux. Il ne parle que très peu d'anglais. Il dit à Beenten : "Indiens...décamper". Beenten comprend que les Indiens se sont enfuis et n'accélère pas l'allure de la colonne. Martini lui donne le message de Custer. La haine viscérale qu'a Beenten à l'égard de Custer est sûrement pour beaucoup dans sa décision : il n'accélère pas l'allure de la colonne. Sans arrière, Custer est d'ores et déjà définitivement perdu.

Le combat ne dure pas 45 minutes. Les Indiens font une ligne de feu qui touche tous les soldats encore vivants de Custer. Crazy Horse contourne les hommes du capitaine Koegh et les massacre alors que les troupes de Gall, Two Moon et Low Dog écrasent la garnison de Calhoun, le beau-frère de Custer, puis remontent sur les positions de Yates. C'est le coup de grâce pour la défense des Blancs. Puis chargent à pieds et commence leur sinistre besogne. Ils scalpent tous les soldats sauf Custer, et les mutilent. Puis s'engagent vers la colline qui domine la dernière colonne indemne de la bataille, celle de Beenten.

Mais ce dernier, tranquillement et sans se faire inquiéter, a rejoint Reno sur sa colline. Il a les mules et les munitions que le major a besoin : 24000 cartouches. La colline où se trouvent "les blancs" est jonchée de cadavres et de blessés. Sauf une tentative de Weir, rien n'est entrepris pour sauver Custer et ses hommes.

Le 26 juin, les Indiens se retirent après plus de 24 heures de combats. Ils font brûler toute la plaine pour couvrir leur retraite.

Les hommes de Reno sont bientôt relevés par Terry et Gibbon qui arrivent le 27 pour constater le désastre. La plupart des soldats ont le crâne ouvert, sont nus et si mutilés que l'on ne peut les reconnaître. Tom Custer et le lieutenant Cooke sont parmi ceux sur qui les Indiens se sont le plus acharnés. Custer est nu, mutilé et a deux impacts de balles au niveau du c½ur et à la tempe.

Ainsi finit la sanglante bataille de Little Big Horn.

Sheridan et Sherman cherchèrent immédiatement un coupable : et comme un vivant peut se défendre, il ont cherchés les coupables chez les décédés : Custer, évidemment, mais aussi certains éclaireurs morts dès le début de la bataille.
Comme si accepter que les Indiens aient gagné était trop dur pour les bureaucrates.
Des représailles sont immédiatement entreprises : Crook et mille hommes déciment l'armée de Sitting Bull qui doit bientôt se réfugier au Canada, et attaquent un camp commandé par Crazy Horse. Ce dernier se rend avec ses derniers soldats, mais durant son incarcération, il se débat violemment et s'empale accidentellement sur la baïonette de son goelier.
Prenant Little Big Horn comme un prétexte, le gouvernement traque les Indiens sans merci. C'est un nouveau régiment du 7e de cavalerie qui charge les Pieds-Noirs à Wonded Knee..
La bataille est en fait un inutile massacre et la majorité des derniers braves Indiens sont tués.
Ainsi finit les tristement célèbres guerres indiennes...

A SUIVRE
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 12:16

Juin 1876, Rosebud à la Little Big Horn

Paha sapa (Black hills) étaient la seule richesse des Sioux, et ils ne voulaient pas s'en défaire.
Le traité de 1868 garantissait la complète hégémonie des Indiens dans les Black Hills, mais la ruée vers l'or( gisements de Deadwood ) eut lieu moins de quatre ans plus tard, et les Sioux durent lutter contre des gens sans scrupule qui profanèrent leur sanctuaire.

Les blancs harcelés par les attaques des peaux rouges firent appel à Washington qui envoya les tuniques bleues pour rétablire l'ordre.

Devant le nombre croissant des blancs les Indiens commencèrent à se regrouper. Leur mécontentement; grandissait de jour en jour devant la diminution de leurs réserves en bisons massacrées par les blancs. Red Cloud voyant qu'il n'arriverait pas à retenir ses guerriers demanda à Washington de rappeler ses soldats avant que la guerre n'incendie les Black Hills.

Le 20 septembre 1875, les Indiens refusèrent de vendre leurs terres aux blancs.

Le 3 décembre 1875 ils reçurent un ultimatum les enjoignant de regagner leurs réserves avant le 8 février 1876.

Le 31 janvier 1876 le général Shéridan donne l'ordre aux généraux Crook et Terry de se préparer à des opérations en territoire hostile dans le bassin formé par les rivières Powder,Tongue, Rosebud et Big Horn.

Crook quitte fort Fetterman avec 1300 hommes.

Gibbon quitte fort Hellis avec 500 hommes.

Terry quitte fort Lincoln avec 800 hommes dont 600 du 7 me de cavalerie du général G.A. Custer, avec pour objectif de prendre les hostiles en tenaille et de les soumettre.

Hors beaucoup d'Indiens n'eurent pas connaissance de l'ultimatum puisqu'ils étaient partis chasser le bison.

Le 17 mars 1876, le campement de Two Moon (chef Cheyenne) se trouvant au confluent de la Little Powder et de la Powder fut attaqué par les troupes du général Crook sous le commandement du capitaine Reynold. La surprise passée les Indiens réussirent à contenir l'attaque des " Blue Coats" qui en désespoir de cause incendièrent les possessions indiennes.

Crazy Hors et Sitting Bull donnèrent asile aux hommes de Two Moon.

Cheyennes et Sioux ainsi alliés vont parcourir les plaines du Montana pour chasser le bison et fuire les soldats. L'alliance de ces deux nations représentait près de 2.500 tipis soit 10.000 à 15.000 indiens dont 2.500 à 3.000 guerriers et de 20.000 à 40.000 chevaux.

Le 16 juin 1876 Crook établit son campement sur la Rosebud. Il sera attaqué les 17 et 18 juin par les hommes de Crazy horse( Bataille de Rosebud )qui l'obligeront à battre en retraite vers son camp de base de Goose Creek, Fort Meade, et cela malgré l'aide de ses alliés Corbeaux et Shoshones.

Fort de cette victoire. Le camp des alliés était installé au bord de la Little Big Horn ( aujourd'hui Hardin Montana) les Indiens se réunirent pour leur danse du soleil au cours de laquelle Sitting Bull eut sa vision:

"Des soldats bleus tombaient du ciel et aucun d'eux n'avait d'oreilles ."

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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 12:23

Le massacre de Wounded Knee, le 29 Décembre 1890.

La prophétie :
Un prophète d'une tribu établie dans le Névada, les Païutes, annonça une nouvelle qui se répandit aussitôt dans les réserves indiennes. Le Grand Esprit allait lui-même chasser les blancs et redonner la terre aux indiens. Ceux-ci n'auraient plus jamais faim ni froid et leurs ancêtres retourneraient dans le monde des vivants.

La "Ghost Dance":

Afin que la prophétie se réalise, tous devaient danser la "danse de l'Esprit". Il fallait revêtir une chemise spécialement réalisée pour l'occasion et qui était censée repousser les balles des blancs, rendant ainsi son propriétaire invulnérable. Elle était décorée de motifs rappelant les visions reçues par celui qui la portait.

Les conséquences :

L'armée s'inquiéta de ce qu'elle pensait être le début d'une révolte, alors qu'en fait la prophétie ne demandait pas aux Indiens de prendre les armes mais de laisser faire le Grand Esprit. Des renforts de soldats arrivèrent dans les réserves, ce qui inquiéta cette fois les indiens. Dans ce climat tendu, il fut décidé d'arrêter les grands Chefs indiens, prétendus meneurs de la soi-disant révolte. Le 15 décembre 1890, une quarantaine d'agents de la police indienne pénétrèrent chez Sitting Bull, dans la réserve sioux de Standing Rock. Celui-ci refusa de les suivre. Une bousculade s'ensuivit, au cous de laquelle un coup de feu éclata. Sitting Bull s'écroula. Mort. Dès lors, la panique s'empara des autres sioux, pensant que l'armée allait effectuer des représailles contre eux. Ils s'enfuirent en masse de la réserve, cependant une partie des fuyards la réintégra au bout de quelques jours. Les autres rejoignirent Big Foot dont l'arrestation était également prévue. Mais il quitta sa réserve avant que l'on vinne le chercher avec quatre cents autres indiens, dans le but de gagner Pine Ridge où se trouvait Red Cloud.

Le massacre :

En cours de route, ils croisèrent l'armée du colonel Forsyth et furent fait prisonniers. Le camp fut établi à Wounded Knee. Le lendemain, on voulut confisquer les armes aux indiens et leurs tentes furent fouiller. Un sioux, qui avait payer cher son fusil, ne voulut pas le rendre. Une dispute éclata puis, un coup de feu. Les autres indiens voulurent alors reprendre leurs armes et les mitrailleuses Hotchkiss qui cernaient le camp entrèrent en action, tuant 150 sioux, hommes, femmes et enfants, sans distinction. Certains soldats présents, avaient fait partie du régiment du Gal Custer et, rendus fous furieux ,par esprit de vengeance ,ont, les premiers, ouvert le feu. Les honneurs militaires ont été rendus aux 25 soldats tués tandis que les indiens ont été jetés dans une fosse commune.

...Le soir même, la neige tomba et recouvrit le lieu du massacre...

Wounded Knee 1973

Le 28 février 1973, un groupe d'activistes de l'AIM s'empare du poste du Bureau des Affaires Indiennes de Wounded Knee sur l'agence de Pine Ridge (Dakota du Sud). Leur résistance à une contre-attaque orchestrée par le FBI durera 71 jours...

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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 12:28